Portrait de Monique Séguin

Co-auteure du livre Les rêves en fin de vie. Travaille en soins palliatifs. Membre de l’IASD, elle présente depuis plusieurs années sur l’importance de prendre le temps d’écouter le rêve chez les personnes en fin de vie. Tant dans le réseau québécois que canadien des soins palliatifs, elle présente afin de faire connaître cet outil d’accompagnement.

Monique a été conférencière au 20e Congrès international sur les soins palliatifs qui a eu lieu à Montréal en septembre 2014 au Palais de Congrès à Montréal. Titre «Prendre le temps d’écouter les rêves en fin de vie : un outils accessible d’accompagnement.»

Médias :

« C’est grand la mort. C’est plein de vie dedans. »  J’ai choisi cette phrase de Félix Leclerc, étant donné qu’en 2014 il aurait eu 100 ans. Il faisait partie de mon coin de pays et toujours eu du respect pour cet homme de cœur. Cette phrase a également tout un sens et au long de nos échanges, peut-être y trouverez-vous parfois réponse. Je prévois partager avec vous, bien simplement mes expériences face à mon travail et vous aurez probablement l’occasion d’échanger si l’occasion se présente.

De façon plus particulière, j’insisterai sur le rêve que des personnes en fin de vie ou leurs proches expérimentent. Pourquoi devrions-nous y porter attention ? En prenant le temps d’écouter le rêveur, on y retrouve un certain éclairage, une information, une ouverture pour souvent percevoir l’apaisement des derniers moments.

Je travaille en soins palliatifs en tant qu’infirmière auxiliaire depuis 12 ans. Une maison de soins palliatifs offre à des personnes en fin de vie ainsi que leurs proches de vivre des moments dans une qualité de temps. Conscients que nous ne pouvons changer l’inévitable, nous pouvons toutefois faire en sorte d’offrir soutien et confort dans cette ultime période de la vie.
Les soins palliatifs appartiennent à une philosophie de vie, où il s’avère essentiel de couvrir tant les besoins physiques, psychologiques, sociaux que spirituels. Nous tentons autant que faire se peut d’y répondre. Il est mis à notre disposition tous les moyens pour tenter de répondre à ces besoins.

Sur le plan spirituel, cet aspect peut parfois s’avérer plus complexe. S’agit-il de répondre à un besoin essentiellement religieux? Le Dr Patrick Vinay avait su m’apporter une réponse lors d’une présentation qu’il avait alors faite dans mon milieu de travail. Il faisait une belle différence entre spiritualité et religion. Pour illustrer son propos, il utilisait cette analogie qui n’était pas de lui : «La main est notre spiritualité et le gant est notre religion.» Nous sommes donc tous porteurs de cette intériorité profonde.

Comment rejoindre ces personnes dans leur intériorité? De façon plus détaillée, à travers nos rencontres j’aborderai et développerai avec des exemples combien l’écoute du rêve chez la personne en fin de vie peut être utile.

Personnellement, l’écoute du rêve chez la personne en fin de vie se présente comme un outil d’accompagnement accessible à tous. J’y crois pour avoir été témoin de son efficacité tant chez la personne en fin de vie que pour ses proches. Depuis déjà 12 ans que j’y porte attention. Ces rêves qui se présentent souvent de manière impromptue et qu’il m’a suffi d’écouter et de porter principalement attention au sentiment du rêveur pour y trouver l’information qui peut aider à continuer l’accompagnement pour cette personne.

Le sujet du rêve chez les personnes en fin de vie, le faire connaître comme outil d’accompagnement m’habite au plus haut point. Je crois à l’idée de faire connaître cet aspect que le rêve peut apporter pour ceux et celles qui se retrouvent en période d’accompagnement.

Je suis devenue membre de l’IASD (International Association for the Study of Dreams) en 2007 et j’y ai donné ma première conférence au congrès qui avait eu lieu à Montréal. Depuis, j’ai eu l’occasion de présenter aux divers congrès qui a lieu aux États-Unis, toujours sur le même thème soit des rêves en fin de vie. Pour ce qui est du milieu des soins palliatifs, j’ai cru bon soumettre également tant au réseau québécois, que canadien une proposition afin de faire connaître ce sujet, bien qu’il sorte des sentiers connus. C’est ainsi qu’en 2011 je me retrouvais à Terre-Neuve pour présenter et sensibiliser le mieux possible les intervenants en soins palliatifs. Il en est de même pour diverses régions du Québec à travers le réseau des soins palliatifs où j’ai eu le privilège d’échanger sur le sujet.

En 2007, l’importance de faire connaître l’écoute du rêve chez la personne en fin de vie a fait en sorte que Nicole Gratton et moi avons effilé nos crayons pour écrire «Les rêves en fin de vie», publié chez Flammarion Québec en 2009.

Vous pouvez également aller sur ce lien, où nous avions eu le privilège de voir notre livre cité et commenté par Jacques Languirand à son émission «Repère» de Radio-Canada : http://www.repere.tv/?p=3229

Voilà nous aurons d’autres occasions d’échanger un peu plus.

Monique

Pour la joindre : moniquereveuse@gmail.com